Filière bovine: vers la reprise des exportations

15 Sep 2022

Un atelier de consultation en vue de la reprise des exportations de zébus (sur pied ou en viande) a été tenu ce 15 septembre à Anosy.

Le projet de texte et les résolutions issues de cet atelier seront soumis au Parlement, indique-t-on.

A l’exception des crevettes, l’exportation vers l’Europe de tout produit carné en provenance de Madagascar était interdit depuis 1997 jusqu’en 2011. La maladie du charbon qui avait été détecté sur des zébus avait été à l’origine de cet embargo.

Malgré la levée de l’embargo européen, les exportations de zébu, sur pied ou en viande, sont à nouveau interdites depuis 2019, cette fois suite à une décision des autorités locales visant à garantir la paix durable dans tout le pays, à lutter contre les vols de bovidés et à protéger le cheptel bovin.

Le zébu est un animal emblématique de la Grande île. Dans le pays, les troupeaux de zébu ont connu une forte régression, passant de 23 millions de têtes au début des années 80 à environ 6 millions actuellement.

Depuis l’année dernière, l’Etat malgache tente de relancer la filière mais le chemin de la reprise est encore long.

Les autorités ont entre autres commencé à mettre en œuvre quelques projets, notamment l’amélioration du système d’identification et de traçabilité du cheptel bovin, à travers l’implantation de la puce électronique bovine. Ce système électronique permettra d’authentifier et de suivre à la trace via la combinaison des technologies RFID et GPS, le déplacement des zébus. 50 000 bovins devaient être bouclés durant la phase expérimentation.

Outre l’opérationnalisation des puces électroniques bovines, les autorités malgaches ont également lancé un projet d’insémination artificielle pour l’amélioration de la race bovine malgache. L’insémination artificielle utilisant la race de qualité « Limousine » vient en réponse à la régression du poids des zébus malgache (de 200 à 250 Kg actuellement), impactant la filière viande bovine à Madagascar. La technique permettra d’augmenter le gabarit de la descendance de 450 à 500 Kg, un gain de capital et un surplus de revenus pour les producteurs et éleveurs mais aussi, une meilleure qualité de viande pour les consommateurs.

Irina