Transition: Safidy alerte sur les manquements et les risques électoraux
L’organisation de la société civile Safidy met en garde contre un risque élevé d’élections non inclusives et non crédibles en l’absence de mesures urgentes. Elle rappelle qu’à la suite des événements de septembre, marqués par une contestation populaire nationale portée notamment par le mouvement Gen Z, un nouveau pouvoir a été installé le 14 octobre 2025, dans un contexte de vacance des plus hautes fonctions de l’État.
Depuis son installation, Safidy dénonce plusieurs manquements majeurs dans la gestion du pays, notamment l’application sélective de la Constitution, en particulier le non-respect de l’article 53, qui prévoit l’organisation d’élections dans un délai de 30 à 60 jours. La société civile souligne également l’absence de cadre constitutionnel clair pour encadrer la situation actuelle, ainsi que les controverses entourant l’organisation des Assises nationales, jugées à risque d’exclusion et d’instrumentalisation.
Dans ce contexte politique fragile, marqué par des pratiques de marchandage, Safidy appelle les autorités à engager sans délai un dialogue inclusif. L’objectif est de sécuriser le cadre juridique de la transition, de clarifier le rôle des institutions électorales et de créer les conditions d’élections libres, justes et crédibles, garantes de la stabilité et de la paix sociale.
