Nécessité de plus d’engagements pour la préservation de l’Océan et du milieu marin

8 Jun 2021

A Madagascar, le milieu marin est directement impacté par la pollution du fait qu’il existe très peu de systèmes de tri, de collecte et de traitement de déchets. Pour faire face à cette situation alarmante, CetaMada a initié deux projets qui traitent le problème de déchets. Un projet sur le suivi et évaluation des déchets marins le long des côtes malgaches et un autre sur la gestion décentralisée des déchets sur l’île Sainte-Marie.

D’après les explications, le premier vise à quantifier et déterminer l’origine des déchets observés sur les plages afin de constituer une première base de données sur les déchets marins à Madagascar. Le second quant à lui concerne la mise en place d’un programme de gestion des déchets dans les villages Sud de l’île Sainte-Marie.

De son côté, Alliance Voahary Gasy, recommande la sauvegarde des océans et de ses ressources à travers les habitudes quotidiennes en évitant par exemple l’utilisation du plastique à usage unique et en se renseignant sur les périodes d’ouverture et de fermeture de pêche et respecter les dispositions prises.

L’Océan, Vie et Moyens de Subsistance. Tel est le thème de la journeé mondiale de l’Océan cette année. D’autres initiatives pour la préservation du milieu marin et des ressources marines existent également à Madagascar, à l’instar du projet USAID Mikajy executé par Tetra Tech International Development Services dans la baie d’Antongyl. Le projet a aidé à mettre en place huit nouvelles aires marines de gestion locale (LMMA). Ces nouvelles aires marines de gestion locale (LMMA) forment une ceinture bleue de ressources marines gérées de manière durable et responsable par les communautés locales. Cette ceinture bleue renforce les communautés, améliore les moyens de subsistance et aide à préserver la biodiversité marine. Désormais, il y a 35 LMMA dans la Baie, indique-t-on.

Le ministère de l’Environnement quant à lui, soutient la promotion de l’économie bleue, qui est un grand potentiel de subsistance. L’économie bleue figure d’ailleurs parmi les axes stratégiques du ministère. Avec ses 5600km de littoral et une superficie marine de 1 140 000km2, Madagascar en tant qu’île devrait accorder plus d’importance à l’océan, a notamment déclaré le ministre Vahinala Raharinirina. Beaucoup de Malagasy dépendent d’un océan sain et productif pour leur travail et leur mode de vie. Environ 1,5 millions de Malagasy vivent par exemple de la pêche.

A l’occasion de la journée mondiale de l’Océan ce 8 juin, le ministère de l’Environnement et du Développement durable renforce davantage ses engagements dans la préservation de l’Océan et exhorte la population malagasy à s’y impliquer également, en participant à la sauvegarde des mangroves et à la lutte contre la pollution marine.

 

Méira