L’Unicef appelle à placer les enfants au centre de l’action climatique

6 Nov 2025

À l’approche de la 30ᵉ Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30) à Belém, l’Unicef rappelle que la crise climatique est aussi une crise des droits de l’enfant. Partout dans le monde, et particulièrement à Madagascar, les enfants subissent déjà les effets dévastateurs du changement climatique. Tempêtes, inondations, sécheresses et vagues de chaleur compromettent leur santé, leur nutrition et leur accès à l’éducation, rendant leur quotidien de plus en plus précaire.

Madagascar figure parmi les dix pays les plus exposés au dérèglement climatique. Les cyclones y sont plus intenses, les sécheresses plus prolongées et l’insécurité alimentaire ne cesse de croître, entraînant des pertes économiques estimées à plus d’un milliard de dollars. Au cours des vingt dernières années, plus de 5 millions d’enfants ont été touchés par des catastrophes naturelles, accentuant les vulnérabilités déjà existantes en matière de santé, d’éducation et d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Pour faire face à ces défis, Madagascar, avec le soutien de l’Unicef, multiplie les initiatives de résilience climatique. Les Écovillages renforcent l’autonomie des communautés, le projet Green Rising mobilise les jeunes pour la reforestation et la gestion durable des ressources, tandis que les Green Schools et les Espaces de Bien-Être communautaires offrent aux enfants des environnements sécurisés et éducatifs. Le badge YUNGA sensibilise les jeunes aux enjeux environnementaux et les transforme en véritables acteurs du changement. Parallèlement, le pays prépare une Stratégie nationale de financement climatique pour soutenir ces actions à long terme.

La COP30 représente pour Madagascar une occasion unique de placer les enfants au cœur des politiques climatiques, en garantissant leur accès à l’eau potable, à une éducation de qualité, à des systèmes alimentaires durables et à un environnement sûr et résilient face aux catastrophes naturelles.