La société civile réclame l’ouverture du processus de révision de la LGIM
À Madagascar, la réforme de la Loi sur les Grands Investissements Miniers (LGIM) s’annonce sous tension.Plusieurs organisations de la société civile dénoncent un processus opaque, mené sans consultation ni transparence, alors même que cette loi encadre les plus grands projets miniers du pays.
Pourtant, le gouvernement avait montré des avancées ces dernières années, notamment avec la refonte du Code minier et la révision des règles environnementales. Mais aujourd’hui, la société civile constate un retour en arrière. Selon elle; aucun calendrier n’a été publié, aucun document de travail n’est disponible, et même la plateforme ITIE – censée garantir une gouvernance transparente – n’a pas été associée.
Les OSC rappellent que la LGIM engage durablement l’État, notamment à travers des clauses de stabilité juridique et fiscale. Sa révision nécessite donc un débat public réel, impliquant toutes les parties concernées. Elles redoutent une répétition des erreurs passées, comme en 2023 lors de la révision discrète de la convention QMM, qui avait entaché l’image du pays au niveau international.
Pour éviter un nouveau revers, la société civile appelle les autorités à ouvrir le processus, à partager les documents et à intégrer officiellement l’ITIE. La société civile soutient que seule une concertation sincère permettra de construire un secteur extractif équitable, durable et respectueux des droits humains comme de l’environnement.
Hélios
